
Le choc entre l’icône mondiale et la souveraineté de l’État
En ce mois de février 2026, le partenariat entre Cristiano Ronaldo et le projet footballistique saoudien traverse une crise institutionnelle majeure. Suite au refus de l’attaquant portugais de jouer pour protester contre la gestion du dernier mercato, la Saudi Pro League (SPL) a réagi avec une fermeté inédite. Via un communiqué officiel, la ligue a rappelé à l’athlète le plus médiatisé au monde que, malgré son influence immense, l’autonomie des clubs et la structure du Fonds d’Investissement Public (PIF) ne sont pas soumises aux exigences individuelles.
L’origine du conflit : le déséquilibre des investissements du PIF
Le mécontentement de Ronaldo provient de ce qu’il perçoit comme un favoritisme stratégique envers Al-Hilal, le rival direct de Riyad. Alors qu’Al-Nassr, sous la direction de Jorge Jesus, n’a recruté que le jeune milieu Haydeer Abdulkareem, Al-Hilal a multiplié les signatures de prestige comme Darwin Núñez et Pablo Marí. Cette disparité dans la répartition des ressources du PIF — le fonds souverain gérant les quatre grands clubs du pays — a poussé CR7 à entamer une grève silencieuse, affirmant que son équipe n’a pas le « pouvoir politique » nécessaire pour viser les titres majeurs.
Perspectivas Editoriais
La gestion des ego sur l’échiquier géopolitique
La réponse de la Ligue Saoudienne est une déclaration de principes : « Aucun individu, aussi important soit-il, ne prend de décisions allant à l’encontre des intérêts de son propre club. » Pour l’Arabie Saoudite, préserver la crédibilité de sa compétition nationale est primordial. En 2026, alors que le monde observe l’évolution de la ligue, toute concession face au « Player Power » de Ronaldo pourrait affaiblir l’autorité des conseils d’administration et la viabilité d’un système conçu pour garantir un équilibre compétitif à long terme.
Points à retenir
- La Saudi Pro League réaffirme l’indépendance des clubs face aux exigences de Ronaldo.
- Le joueur proteste contre le manque de renforts d’élite à Al-Nassr par rapport à Al-Hilal.
- L’entraîneur Jorge Jesus avait déjà critiqué le manque de « pouvoir politique » du club en janvier.
- Ronaldo manque son deuxième match officiel comme moyen de pression sur sa direction.
Points-clés
- 6 février 2026 : Date de la réponse officielle de la SPL à la rébellion du joueur.
- PIF (Public Investment Fund) : Le fonds souverain propriétaire d’Al-Nassr, Al-Hilal, Al-Ittihad et Al-Ahli.
- 30 millions d’euros : Investissement récent d’Al-Hilal pour le jeune Kader Meité, déclencheur de la colère de CR7.
- Al-Riyadh : L’équipe contre laquelle Ronaldo a entamé son absence de protestation.





