
Le procès qui s’ouvre ce mardi en Norvège contre Marius Borg Høiby transcende le simple fait divers pour devenir un réquisitoire contre l’ordre dynastique. En plaidant non coupable face à 38 chefs d’accusation, dont viol et violences conjugales, le fils de la princesse héritière Mette-Marit force la justice norvégienne à choisir entre son sang bleu et son honneur républicain.
C’est une manifestation brutale de l’érosion des institutions traditionnelles. Alors que le monde réclame une transparence absolue des élites, de Paris à Washington, le spectacle d’un membre de la royauté norvégienne tentant d’échapper à ses responsabilités est le signe d’une fin de règne symbolique.
Perspectivas Editoriais
Cette crise n’est pas locale. Elle est le miroir d’une lutte mondiale contre l’impunité des puissants. La Norvège, autrefois phare de l’égalité sociale, voit son modèle terni par les dérives d’un héritage qui ne repose plus sur le mérite, mais sur l’impunité supposée.
La chute de la popularité de la monarchie est la réponse directe d’un peuple qui ne tolère plus que les violences faites aux femmes soient traitées comme des “écarts de conduite” princiers. Le procès Høiby est le pivot d’une époque : soit la loi est universelle, soit elle n’est qu’un outil de contrôle pour ceux qui n’ont pas de couronne.





