
L’annonce de l’édition 2026 du Lollapalooza Brésil au circuit d’Interlagos est une démonstration de force de la “curation algorithmique”. En réunissant Sabrina Carpenter, Lorde et Skrillex avec des figures de proue de la scène alternative comme Turnstile et Interpol, le festival capture l’essence d’une époque saturée d’informations.
Ce n’est plus seulement un concert, c’est un écosystème où le talent local brésilien, de Negra Li à Scalene, dialogue avec les franchises internationales. Ce mouvement valorise la diversité culturelle tout en intégrant les standards de consommation de nations comme la France ou les États-Unis dans le paysage sud-américain.
Perspectivas Editoriais
Pourtant, cette “ville éphémère” de loisirs révèle une fracture sociale marquée par le prix. Avec des forfaits Lounge grimpant jusqu’à R$ 5 117,00, le festival devient un symbole de la gentrification culturelle.
Si la programmation est riche et inclusive, l’accès reste un privilège réservé à une élite économique. Lollapalooza 2026 est ainsi le théâtre d’une tension entre le désir de représentativité artistique et la réalité d’un marché mondialisé qui transforme la culture en un produit de luxe exclusif.





